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Jour du dépassement : et si on passait du tweet aux actes ?

Une large vague d’émotion s’est emparée des réseaux sociaux hier pour évoquer le jour du dépassement, symbole d’une planète à bout de souffle à cause des activités humaines.

La Vignette du Respect partage cette émotion mais aimerait qu’elle donne des idées d’action !

Que signifient les discours pro-environnement quand le système de transports en commun de la plus grande région d’Europe se décompose sous nos yeux ?

La crise qui frappe les RER et la banlieue depuis plusieurs années continue de se propager et frappe maintenant Paris et son métro. Le fait que la ligne 1, ouverte en 1900, l’une des plus fiables du réseau soit à son tour victime d’une panne extrêmement lourde, ne doit pas être pris à la légère.

Vétusté des infrastructures et saturation : les deux maux qui touchent notre système de transports doivent enfin être pris à bras le corps.

A terme, c’est la paralysie de l’Ile-de-France et sa capacité à devenir plus vertueuse au niveau environnemental qui sont en cause.

Encore une fois, dans cet été fou pour les transports (canicule, accidents à répétition), La Vignette du Respect demande :

 

  • la remise à plat de tous les investissements transports en Ile-de-France (y compris les 38 milliards d’euros du Grand Paris Express)
  • un plan d’urgence pour le RER et les transports du quotidien
  • une politique active de réduction des trajets domicile-travail en reconnectant bassins de vie et bassins d’emploi
  • un plan régional pour les mobilités innovantes (nous ne devons pas rester sur l’échec dramatique Vélib 2 / Autolib)
  • le transfert intégral de la compétence transport à une autorité régionale

 

Enfin, nous réitérons notre demande à la mise en place d’un centre d’urgence  « Canicule transports » à la Préfecture de Région rassemblant SNCF / RATP / Région / départements / AP-HP / Croix Rouge Française pour soutenir les usagers face aux températures extrêmes (distribution de brumisateurs et de bouteilles d’eau, installation de ventilateurs dans les gares, équipes sanitaires mobiles).

Réagissons avant qu’il ne soit trop tard !

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Gare Montparnasse bloquée : la suite logique…

Une nouvelle fois, la Gare Montparnasse est entièrement bloquée.C’est quasiment un an jour pour jour après un blocage qui avait commencé le 29 juillet dernier et avait duré 3 jours.

Le blocage d’aujourd’hui fait suite à l’incendie d’un poste RTE à Issy-les-Moulineaux. Nous y voyons une nouvelle démonstration de la très grande fragilité du réseau ferré francilien dans toutes ses dimensions (métro, RER, Transilien, grandes lignes) qui nécessiterait un véritable big-bang de la mobilité en Ile-de-France.

Le blocage de la Gare Montparnasse n’est pas un incident isolé.

Pour rappel, les derniers épisodes mettant en évidence des défaillances techniques sont nombreux :

  • blocage de la gare Saint-Lazare le 13 juin 2018 (panne de signalisation à cause du non remplacement d’une pièce datant de 1966)
  • glissement de terrain à Gif-sur-Yvette sur le RER B le 12 juin 2018 (suite à des intempéries)
  • train transpercé par une éclisse au niveau d’Ablon (RER C) le 22 février 2018
  • paralysie de la gare Saint-Lazare le 26 décembre 2017 (panne électrique)
  • trafic Transilien interrompu à Montparnasse le 11 décembre 2017 (suite à une panne électrique consécutive à un incendie)
  • blocage de la Gare Montparnasse le 3 décembre 2017 (problème informatique)
  • blocage du RER B pendant plusieurs mois (suite à la panne du transformateur de Drancy vétuste depuis trop longtemps) le 24 octobre 2017
  • blocage de la gare Montparnasse le 29 juillet 2017 (problème électrique sur un poste d’aiguillage)

 

Le hasard du calendrier fait que cette nouvelle panne intervient quelques jours après un nouveau rapport d’expertise mettant en cause la vétusté des rails et le manque d’entretien des voies dans la catastrophe de Brétigny-sur-Orge du 12 juillet 2013.

La Vignette du Respect en lien avec les associations membres de la CNCAUT avec lesquelles nous avons mené la bataille du remboursement des abonnements lors de la grève de ce printemps, continue de se mobiliser pour que les usagers du train disposent des moyens en investissement et en fonctionnement à la hauteur des enjeux.

Il n’y aura pas de politique environnementale sérieuse et crédible en France tant que le train sera à ce point en danger et dangereux.

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Canicule : les usagers des transports en commun encore oubliés !

La canicule est là en Ile-de-France.

Circulation différenciée à Paris, consignes pour les employeurs concernant les conditions de travail : les pouvoirs publics en appellent à l’effort des citoyens et des entreprises et c’est normal !

Pendant ce temps, les usagers des transports en commun qui pouvaient espérer une trêve estivale après une nouvelle année de galère vivent de nouveau l’enfer.

Les fortes chaleurs dans nos moyens de transport sont intenables (souvent plus de 40 degrés comme l’ont relevé des usagers du RER B). Dans les RER, les Transilien, les métros, les bus, les usagers des transports en commun sont, une nouvelle fois, pénalisés… Les malheureux qui rejoignent les abonnés en prenant le forfait antipollution à 3,8 euros par jour ne doivent pas être déçus du voyage.

Cette situation est aggravée par la réduction excessive des fréquences dans un contexte de travaux et de dysfonctionnements importants comme les ont vécu les usagers des RER D (lundi) et RER C (mercredi) avec une gestion de crise totalement défaillante du côté de la SNCF…

Les usagers des transports vivent une semaine de crise climatique grave au même titre que les victimes d’un grave accident de sécurité civile. Ils doivent être véritablement protégés par les pouvoirs publics et les opérateurs.

Dans ce contexte, la Vignette du Respect demande :

  • la mise en place d’un centre d’urgence à la Préfecture de Région pour obtenir d’Ile-de-France Mobilité, de la SNCF, de la RATP de véritables moyens supplémentaires pour rafraîchir les usagers (brumisateurs, distribution d’eau, installation de ventilateurs dans les gares). Jusqu’à présent, ce sont surtout de petites équipes qui sont mobilisées, essentiellement à Paris.

 

  • le renforcement immédiat du trafic dans le système de transports en commun en Ile-de-France pendant les vacances d’été. La saturation des rames ajoute encore à la saturation et cette saturation est le fruit d’une prévision manifestement sous-estimée du nombre d’usagers pendant cet été 2018.

 

  • La limitation des trains courts au strict minimum sur le réseau Transilien.

Trains courts

-> un été de trains courts

(preuve que l’on peut toujours régresser en matière d’information, la mention train court, train long ne figure plus sur les panneaux d’informations de ce type dans la quasi-totalité des gares. Merci aux agents de la gare de Juvisy pour leur transparence même si l’information délivrée à de qui désespérer les usagers des RER C & D)

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Chaos sur la ligne C… La soirée en enfer des usagers !

Ce mercredi 25 juillet comme toute la semaine, les trains étaient bondés…

Nous avons l’habitude du mépris affichée pour la banlieue. Pour quelques économies de maintenance, les trains sont plus courts et moins fréquents l’été. Comme si tout le monde partait en vacances.

Pourtant, nous sommes toujours là. Nous, nous sommes les sacrifiés des sempiternels travaux Castor, des travaux dont on peut douter de la réalité en cette année où nous avons découvert suite aux inondations que la gare de Saint-Michel Notre-Dame était amiantée malgré 20 années de fermeture estivale.

Ajoutée à cela, la canicule transforme les rames en sauna. Entre chaleur et saturation, difficile de ne pas se sentir victime d’une injustice évidente et d’un abandon des pouvoirs publics dans leur ensemble.

Si les accidents d’hier soir (un dramatique suicide en gare de Choisy) ne sont pas de la responsabilité de la SNCF, nous avons pu constater ce mercredi soir comme lundi soir sur la ligne D que l’information était inexistante.

Les agents en gare de Juvisy n’étaient pas plus au fait que les usagers, incapables de les informer, incapables de les aiguiller.

Les foules s’amassaient sur des quais où une silhouette d’enfant n’aurait pu se glisser. Rien ne justifie une telle situation de désordre. La SNCF connaît des défaillances régulières, pourquoi semble-t-elle si impréparée et inefficace à les gérer ?

Remi Lavenant BourayPourquoi les opérationnels ne sont pas informés ? Comment se peut-il qu’aucune équipe ne soit dépêchée pendant près de deux heures pour apporter les moyens de s’hydrater aux plus fragiles d’entre nous, en pleine période caniculaire ? C’est proprement inacceptable.

Les inégalités territoriales se manifestent d’abord ici, dans nos gares de Juvisy, Brétigny, Etampes. Insécurité (personnes sur les voies pendant plusieurs dizaines de minutes), défaillances techniques à répétition, absence de personnel et manque d’informations manifestent cette triste réalité.

Il n’y a même plus de trêve estivale dans la galère des usagers du RER.

Rémi Lavenant, porte-parole de la Vignette du Respect

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Comité de défense pour la réouverture du viaduc de l’A15

Comité de défense reouverture du viaducLa Vignette du Respect a rejoint le comité de défense pour la réouverture du viaduc de l’A15 lancé par les institutions locales et les acteurs de terrain en lien avec le conseil départemental du Val d’Oise et sa présidente Marie-Christine Cavecchi.

Depuis le 15 mai, des dizaines de milliers de citoyens subissent les difficultés causées par la fermeture de cette infrastructure routière indispensable. Le chemin pour obtenir sa réouverture pleine et entière est long et complexe.

Comite A15.jpgIl n’est pas rassurant pour les usagers et pour les territoires qui subissent les désagréments causés par cette fermeture.

La Vignette du Respect qui demande une publication transparente des montants d’investissements transports (en transports en commun comme sur routes) territorialisés, poursuit ainsi son combat pour la justice dans l’accès aux transports.

Notre secrétaire général, Damien Parent, assure le suivi de ce dossier sensible. Retrouvez son témoignage :

 

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2018 : pas d’augmentation du Pass Navigo

La Vignette du Respect se réjouit de l’annonce de non-augmentation du Pass Navigo en 2018.

Annoncée par Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, cette décision est sage. Compte tenu de l’année de galère vécue par les usagers des transports en commun en Ile-de-France et singulièrement des usagers du réseau Transilien (RER A B C D E et lignes H J K L N P R U), il aurait été incongru de procéder à une quelconque forme d’augmentation.

Le Pass Navigo restera donc sur un abonnement mensuel à 75,20 euros. Nous saluons cette décision qui fait suite à deux années consécutives d’augmentation de 3 euros (2016) et 2,20 euros (2017).

Par ailleurs, lors de son annonce, la présidente de région a indiqué avoir accédé à une revendication de la Vignette du Respect avec un geste supplémentaire de remboursement pour les lignes R et RER D Sud (contre P uniquement jusqu’à présent) et l’ouverture de la réflexion sur un remboursement du mois de juin. Ces annonces aussi vont dans le bon sens mais si nous aimerions l’ouverture d’une véritable concertation pour prendre en compte l’ensemble des branches touchées très fortement par la grève (RER C Sud notamment).

Alors que les conditions de transports pour les usagers des RER et de Transilien demeurent très difficiles en ce début d’été, la Vignette du Respect reste mobilisée auprès des usagers.

 

 

 

 

 

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Autolib’Vélib en roue libre : nous demandons la liquidation du SAVM

En 2007, comme le rappelait récemment le journal Le Point, Paris était à la pointe des mobilités alternatives allant même jusqu’à fasciner Steve Jobs. Le Vélib lancé par Bertrand Delanoë et JC Decaux était la référence.

Aujourd’hui, Paris est la risée technique et financière des mobilités alternatives, Paris est en retard par rapport aux autres métropoles internationales.

Le syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole (SAVM) est entièrement dysfonctionnel sur les deux missions ayant présidé à sa création. La rupture bricolée du contrat Autolib, loin d’éclaircir la situation, va la compliquer.

Dès le 14 février 2018, c’est ce qui avait conduit La Vignette du Respect à demander la constitution d’une mission d’information et d’évaluation sur la situation du SAVM qui nous apparaissait en grand danger :

– Avec Vélib 2 qui est un échec environnemental, opérationnel, social et financier et qui tourne le dos aux villes de banlieue.

– Avec Autolib qui subit une dérive financière depuis plusieurs années sans que le syndicat ait pris le soin de réagir et de prendre les mesures appropriées quand il était encore temps.

Quand la Ville de Paris rédige mal un contrat comme dans le cas de l’affichage publicitaire, les conséquences financières de plusieurs dizaines de millions d’euros sont entièrement assumées par les citoyens parisiens.

Les conséquences financières de l’amateurisme parisien sur le SAVM ont un effet de contagion sur les finances locales des 98 communes de banlieue membres de ce syndicat. L’adhésion au syndicat pourrait avoir de graves conséquences financières pour les citoyens de ces communes.

Nous refusons que la banlieue paie pour les erreurs de la Ville de Paris. Les habitants de la petite et de la grande couronne paient déjà un lourd tribut à cause des expérimentations hasardeuses de la capitale.

Dès lors, nous demandons :

  • la liquidation du SAVM avec la mise en place d’une structure de défaisance pour identifier et limiter les conséquences financières
  • à défaut, le retrait groupé de toutes les communes de banlieue membre du syndicat (article L5211-19 du Code général des Collectivités territoriales)
  • le lancement d’une procédure Vélib 3 au niveau régional pour offrir au vélo toute la place qu’il mérite (nouvelle offre, mise en place de routes cyclables reliant lieux d’habitation et pôles d’activités économiques, incitation financière,…)
  • une médiation nationale sur le dossier Autolib pour évaluer avec précision les conséquences financières de la rupture du contract et leur ventilation financière entre les différentes communes

Le SAVM est le plus grand scandale des finances locales depuis la faillite de Dexia. La dette d’Autolib va, sans aucun doute, dépasser les 200 millions d’euros. Le coût total de l’échec de Vélib 2 qui n’est pas encore chiffrable sera lui aussi colossal.

Alors que le RER est en lambeaux et que de nombreux projets d’investissement transports en banlieue sont ajournés, qui va payer les pots cassés ?

La Vignette du Respect appelle à un big-bang de la mobilité en Ile-de-France pour contrecarrer, dans les transports en commun et sur la route, l’asphyxie qui menace 12 millions de Franciliens.