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Des centres plus verts, des banlieues plus grises ?

Le titre de l’étude de l’Institut des Politiques Publiques publié récemment dresse un bilan intéressant de la décision de fermeture des voies sur berges parisiennes.

Cette décision présentée par beaucoup comme une innovation audacieuse en faveur de l’environnement avait été présentée par notre association comme une décision égoïste par laquelle la Ville de Paris pénalisait les habitants de banlieue sans offrir d’alternatives (renforcement du réseau RER, déconcentration des emplois et des équipements de centralité de Paris vers la banlieue).

5 ans après les premières actions, que montre l’étude de l’Institut des politiques publiques ?

  1. La fermeture de la voie sur berges a conduit à une hausse de la congestion de 15% sur les voies Ouest-Est du périphérique sud.
  2. Du fait de plus fortes densités de population autour du périphérique, la population résidente potentiellement affectée par une dégradation de l’air est environ deux fois plus importante que la population résidente ayant bénéficié de cette fermeture.
  3. Le effets de court terme interrogent sur la dépendance à l’automobile de l’agglomération parisienne et sur le niveau adéquat de gouvernance des politiques environnementales.

Plusieurs remarques :

  • cette étude donne raison à la position de notre association. L’effet de la fermeture des voies sur berges a été de déplacer la pollution du centre de Paris vers des zones plus densément peuplées
  • nous remercions l’IPP pour cette étude sérieuse, factuelle et malheureusement à contre-courant d’un discours moralisateur des dirigeants des métropoles à l’égard des zones périphériques. Nous aurions aimé toutefois que l’étude ne porte pas seulement sur l’impact dans Paris et son abord immédiat mais aille jusqu’à l’A86. Les résultats en matière de report de pollution auraient ainsi été plus parlants encore.
  • nous regrettons qu’Airparif dont c’est la mission et qui avait publié en 2017 une étude arrivant aux mêmes conclusions (cf carte illustrant ce post) ne procède plus à des mesures à l’échelle du périmètre A86.

Plus largement, pour vaincre les égoïsmes territoriaux, qu’ils soient ceux de la Ville de Paris ou d’autres collectivités, notre association continue de souhaiter que l’ensemble des compétences transports soient confiées à la région.

Pour accéder à l’étude complète, cliquez ci-dessous :

Pour accéder à un précédent post sur l’étude Airparif de 2017 :

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Décharge du Grand Paris : le combat continue !

Après le succès de la manifestation du 2 mai 2021 et la forte mobilisation, nous poursuivrons à la rentrée les opérations de contestation de créations de décharges dans les villes de grande couronne des travaux du Grand Paris Express.

Le constat est accablant :

D’un côté, des décharges constituées dans des villes périurbaines pour absorber les déchets issus de travaux dans le coeur de la métropole.

De l’autre, des travaux pharaoniques en dérapages financiers croissants qui ne concerneront que la moitié des habitants de l’Ile-de-France et seront payés par l’ensemble.

C’est que nous demandons à travers ce combat, c’est la justice.

La justice territoriale dans une Ile-de-France de plus en plus inégalitaire entre un coeur de métropole opulent cumulant emplois et équipements et des périphéries où se concentrent la désertification économique et la croissance démographique. Nous le disons clairement, cette schizophrénie territoriale crée une situation explosive.

La justice sociale aussi car celles et ceux qui sont contraints d’effectuer des trajets de plus en plus longs dans des transports de moins en moins fiables et de moins en moins sûrs, ce sont les plus modestes.

Voilà ce que nous continuerons d’affirmer avec force au mois de septembre.

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Livre blanc du RER D

Avec les autres associations engagées dans le combat contre le SA2019 qui a coupé l’accès à Paris à de nombreux bassins de vie sans tenir sa promesse d’amélioration de la fiabilité de la ligne, nous avons travaillé à l’élaboration d’un Livre blanc pour l’amélioration du RER D Sud.

Ce document de 40 pages transmis à l’ensemble des élus formule des propositions fortes pour améliorer le RER D. Alors que des investissements colossaux sont réalisés notamment via le Grand Paris Express, il n’est pas normal que les montants indispensables à la modernisation du RER D, une ligne qui est fréquentée par 662.000 usagers quotidiens ne soient pas mobilisés.

Il y a là une grande injustice territoriale.

Nous vous invitons à lire le livre blanc élaboré avec nos partenaires (l’ADUMEC, D- très insuffisant et RER D Val de Seine). Il prolonge les travaux qui se sont tenus le 10 avril à l’occasion du Forum RER D avec le soutien de la Ville de Corbeil-Essonnes.

Pour consulter le livre blanc :