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Pour un plan sécurité ambitieux dans les transports

Hier, deux femmes ont été victimes d’agressions sexuelles caractérisées sur la ligne D. Les deux suspects ont été appréhendés, et étaient tous deux en possession d’armes blanches, un couteau pour l’un, un cutter pour l’autre.

Ces faits rejoignent le fort sentiment d’insécurité qui persiste dans les transports franciliens. L’institut Paris Région révélait en 2020 que plus de 4 usagers sur 10 ont eu peur, au moins de temps en temps, d’être victimes d’agressions ou de vols dans les transports.

Il nous apparaît nécessaire de traiter cet enjeu majeur qui n’incite pas à l’utilisation des transports collectifs, surtout lorsque l’on est une femme, en particulier à certains horaires.

La confiance dans notre modèle de transports collectifs ne repose pas seulement sur la ponctualité et la densité du réseau, mais aussi sur la sécurité des itinéraires et la lutte contre les incivilités qui dégradent les conditions de transports.

La réduction du nombre d’agents en gare notamment en « bout de ligne » avec la fermeture de nombreux guichets renforce les craintes d’agressions et réduit la possibilité pour les victimes d’alerter et d’être secourues. Le manque de vidéoprotection, y compris à l’intérieur des rames, représente une difficulté supplémentaire pour identifier les agresseurs.

La Vignette du Respect réclame un plan sécurité ambitieux pour les transports par :

·         Le déploiement de nouveaux dispositifs de vidéoprotection

·         Le renforcement des moyens humains dans les rames à travers une collaboration approfondie avec les forces de l’ordre et le recrutement de nouveaux agents de sûreté ferroviaire

·         Le renforcement du nombre d’agents dédiés à la prise en charge du numéro d’urgence dont les appels restent parfois sans réponse pendant de longues minutes

·         La facilitation des pré-plaintes et la sauvegarde des bandes de vidéo protection dès le dépôt d’une pré-plaintes par une victime d’agressions ou de vols