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Ponctualité du RER D : D+, peut mieux faire !

La direction de la Ligne D a communiqué les chiffres de ponctualité pour les mois d’octobre et novembre. Atteignant 87,6% sur le cumul de l’année 2020, ces chiffres sont en légère amélioration par rapport à 2019 (86,3% sur l’année).

La Vignette du Respect se félicite de l’amélioration des conditions de transport des usagers du RER D. Mais tout cela reste insuffisant. Ce chiffre reste bien en-deçà des 92,5% de ponctualité qu’Île-de-France Mobilités est en droit d’attendre contractuellement. C’est encore bien loin des 90% que la SNCF s’était engagée à assurer dès la première année de mise en œuvre du SA 2019.

Et ces chiffres sont à remettre dans leur contexte, celui d’une baisse importante du nombre d’usagers limitant les accidents voyageurs (accident sur les voies, malaises, sonnette d’alarme, …), d’une baisse du trafic de fret (60% lors des confinements) et plus généralement, d’une diminution de l’offre de transports sur le réseau francilien.

Ces chiffres montrent l’incapacité structurelle de la ligne D à garantir la ponctualité des trains aux usagers et ce, malgré le fait que les usagers des branches Malesherbes, vallée et Littoral ont été sacrifié sur l’autel de la ponctualité lors de la refonte opérée par le SA2019. La ponctualité attendue sur ces lignes étaient de 95% de trains à l’heure à la suite du SA2019.

Pourtant, selon les calculs de l’ADUMEC, une autre association d’usagers concernant la ponctualité entre Gare de Lyon et Malesherbes, celle-ci s’élève à 65,79% dans ce sens et 74,38% dans le sens inverse au mois de décembre. Un niveau extrêmement bas.

La Vignette du Respect réclame un véritable plan d’urgence pour le RER D dont les usagers méritent des conditions de transport à la hauteur !  

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Appel aux associations d’usagers : L’Etat doit sauver nos transports en commun en Île-de-France !

La situation sanitaire aussi exceptionnelle que violente n’est pas sans incidence sur notre réseau de transports en commun. Retards dans les travaux, chute vertigineuse du trafic voyageurs et des recettes liées à la vente de titres de transport sont les conséquences directes du Covid-19.

Les pertes essuyées par Île-de-France Mobilités ont été compensées par un soutien de 2,6 milliards d’euros de l’Etat sous forme de subventions et de prêts à taux zéro. Cependant, les difficultés des transports franciliens vont perdurer à long terme.

Le bureau d’études Inov 360 et 21 partenaires du secteur avaient lancé une étude auprès des franciliens. A la sortie d’un été d’accalmie, 47% des actifs restaient en télétravail et les trajets domicile – travail ont diminué de 42%. Depuis, les nouvelles mesures restrictives liées à la dégradation de la situation sanitaire ont encore davantage fragilisé la fréquentation des transports. La fréquentation moyenne au mois de novembre dépassait difficilement les 35% sur l’ensemble du réseau métro – RER.

L’incertitude liée à l’évolution de l’épidémie de Covid-19 et l’explosion du télétravail risquent d’affecter durablement la fréquentation des transports en Île-de-France. Pourtant, ce réseau est essentiel pour réduire les inégalités entre les territoires dans l’accès aux emplois, à la culture et aux services publics. Les bus, les RER, les TER et les métros contribuent à combattre l’assignation à résidence notamment pour les population des villes et des villages les plus enclavés.

Aussi, l’estimation faite par la présidente d’Île-de-France Mobilités d’une perte supplémentaire de recettes d’1 milliard d’euros en 2021 doit être compensée par l’Etat. Sans cette compensation, la situation financière exsangue imposera peut être une diminution de l’offre de transports ou une hausse importante de la tarification.

Sans compensation, le risque est de fragiliser durablement la confiance des usagers dans le réseau de transports en commun alors même que celle-ci a été rudement éprouvée par les grèves de ces dernières années (printemps 2018, hiver 2019 – 2020), et par les difficultés nombreuses à la source de retards et de suppressions de trains.

Sans cette confiance retrouvée, la conduite des politiques de transition écologique ne pourra être menée à bien en incitant les usagers à se détourner des transports en commun. La Vignette du Respect lance un appel à toutes les associations d’usagers pour se joindre à elle et demander un nouvel effort financier à l’Etat. Les usagers n’ont pas à payer les conséquences du Covid-19, ni par un surcoût de leur abonnement, ni par une diminution de l’offre de transports notamment dans les territoires les plus carencés.

Nous devons défendre l’attractivité de notre réseau de transports francilien, et garantir la viabilité financière nécessaire à sa pérennité et à son développement à venir.