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IDF Mobilités, SNCF, Etat : N’abandonnez pas notre RER , défendez la banlieue !

Hier, un incident grave s’est produit sur la ligne C. Un coffrage de près de 300t s’est effondré à Bibliothèque François Mitterrand. Sa chute a eu pour conséquence des dégâts considérables qui affecteront le trafic jusqu’au 11 décembre au moins, compliquant les trajets des usagers en direction de la capitale.

La SNCF n’est pas en cause, c’est à la société Vinci que nous devons cet incident majeur, alors que celle-ci intervenait dans le cadre du chantier de la ZAC Rive-Gauche portée par la Ville de Paris. Aussi, notre première exigence, à l’égard des parties prenantes, est de disposer d’un protocole de sortie de crise rapide, alors que le RER C est un des axes ferroviaires majeurs de l’Ile-de-France. Notre second exigence porte sur le coût des dégâts matériels, et sur l’indemnisation des usagers impactés. Nous demandons :

  • Que l’ensemble des surcoûts supportés par la SNCF pour la remise en état des caténaires et des infrastructures soient pris en charge par la Ville de Paris, responsable du chantier, et par voie d’incidence, à la société Vinci, responsable de la catastrophe.
  • Que les usagers de la ligne C bénéficient d’une indemnisation, au moins partiel, des frais de transport et notamment du Pass Navigo, en raison des difficultés majeures qu’ils vont rencontrer près de 12 jours au cours du mois de décembre.

Au regard des difficultés rencontrées, et du risque de saturation de la ligne D qui supporte l’essentiel du report des usagers de la C, nous demandons la mise en œuvre de bus de substitution supplémentaires depuis les grandes gares du réseau (Juvisy, Brétigny, Arpajon, Etampes).

Outre cet incident grave mais circonstancié, nous souhaitons alerter sur la situation de nos RER. Les motifs d’inquiétude sont nombreux :

  • Perte de 1 milliard d’euros supplémentaire estimé en raison de la crise du Covid-19, aujourd’hui, non compensé avec une possible revue en baisse des investissements sur nos lignes du quotidien.
  • Non-respect par la SNCF de la mise en œuvre du SA2021 pour la ligne C repoussé à mars, alors que son entrée en application était attendue le 14 décembre prochain. Ainsi, les deux trains ajoutés sur Versailles – Juvisy et le retour de 3 missions ex-PAUL pour le Val d’Orge le matin n’auront pas lieu tout de suite.
  • Ile-de-France Mobilités a soulevé une possible réduction supplémentaire du trafic ferroviaire (dans la limite de 30 minutes d’attente maximum) en heures creuses, à la fois sur les métros, bus, et certaines lignes RER. Nous nous opposons à toute réduction supplémentaire de l’offre, malgré le contexte.

Cette situation est intolérable et ces motifs d’inquiétudes menacent directement l’avenir de nos transports en commun. Nous refusons la mise au ban de la banlieue. Nous refusons l’assignation à résidence pour nos habitants, et parmi eux, les classes populaires et moyennes de la périphérie francilienne, pour qui les transports en commun deviendraient un luxe, avec des allongements de temps de parcours élevés.

Pour nos habitants, la mobilité n’est pas motivée par le loisir, elle est une nécessité subie car l’emploi s’éloigne, chaque année un peu plus. En effet, les zones d’emploi franciliennes « résidentielles » présentent des ratios d’emplois par actif résident parmi les plus faibles de France. Le taux de stabilité des actifs s’élève à moins de 40% sur les bassins d’emplois d’Etampes, Rambouillet, et Meaux.

Nous demandons un big-bang des mobilités et des politiques d’aménagement du territoire pour ramener de l’argent dans les banlieues franciliennes : plus d’investissement pour nos RER, refus de toute fermeture de guichet de gare en banlieue, modulation des taxes pour les entreprises en fonction des territoires afin de favoriser un meilleur maillage économique et la relocalisation de bassins d’emplois en banlieue.

Enfin, nous refusons en bloc les politiques restrictives et punitives notamment sur l’usage de la voiture dans le Grand Paris, qui pénalisera nos concitoyens, alors que ceux-ci ne disposent pas de transports en commun dignes de ce nom !

IDF Mobilités, SNCF, Etat : Sauvez nos RER, défendez la banlieue !

La Vignette du Respect est l’association de défense des usagers des transports en Ile-de-France. Porteuse du combat pour le remboursement du Pass Navigo pendant la grève de 2018, elle a permis la restitution de 55 millions d’euros aux usagers du RER. La Vignette du Respect défend une nouvelle donne pour les transports en Ile-de-France (réduction de la distance domicile-travail, défense de la banlieue et de ses transports, coalition RER, lutte contre les embouteillages, soutien à l’innovation).

Contacts presse :

Rémi Lavenant, président de la Vignette du Respect 06 86 2142 02

Listes des co-signataires :

Grégory Courtas, Maire de Pussay

Patrick de Luca, Maire de Chamarande

Christophe Gardahaut, Maire de Janville-sur-Juine

Stéphane Galiné, Maire de Bouray-sur-Juine

Yvan Lubraneski, Maire des Molières

Fabien Pigeon, Maire de Chauffour-Lès-Etréchy

Guillaume Bellinelli, Maire de Roinville-sous-Dourdan

Stéphane Demeulemeester, Maire de Saint-Hillaire

Thomas Gonsard, Maire de Mauchamps

Gabriel Cruzillac, Maire-adjoint d’Arpajon

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