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La banlieue victorieuse : Coup d’arrêt pour le CDG Express !

Le tribunal administratif de Montreuil a annulé partiellement l’arrêté autorisant les travaux du Grand Paris Express. En plus d’être un gouffre financier qui n’améliorera pas les conditions de transport des usagers, le CDG Express, sous les apparats de la modernité, cache un projet déjà dépassé.

La liaison entre la Gare de l’Est et l’aéroport de Roissy ne desservira pas les villes de banlieue, en plus de porter de graves risques sur les transports du quotidien, et notamment la ligne B du RER.

Le jugement du tribunal administratif est aussi sévère que la faute politique qui avait conduit à sa mise œuvre. Aussi, le tribunal met en exergue les multiples problèmes dont souffre le projet :

  • Sa justification est compromise en raison de la baisse conjoncturelle du trafic aérien qui risque de perdurer à très long terme. De plus, le retard cumulé conduirait à une mise en service post-2024, soit après les JO de Paris qui en justifiaient l’existence initiale.
  • Les problèmes environnementaux dont il procède avec une menace importante pour la biodiversité et les espèces endémiques présentes sur son parcours, et dont il a nécessité des dérogations au code de l’environnement qui ne se justifiaient pas.
  • Le Grand Paris Express ne réduira pas le trafic routier et ne permettra pas de maintenir l’attractivité de la région comme le précise le tribunal administratif de Montreuil, en même temps que les opérateurs ne sont pas en capacité d’en garantir la ponctualité.

Cette annulation partielle est une victoire pour les transports du quotidien sur les grands projets d’infrastructures qui flattent davantage l’ego de leurs concepteurs qu’apportent réellement une solution pour les millions d’usagers du RER.

Depuis sa création, la Vignette du Respect s’oppose sans réserve à ce projet qui multiplie les défauts de fabrication :

  • Dangereux pour les usagers du RER qui doivent partager leur voie de transport saturé avec un nouvel équipement qu’ils ne pourront utiliser
  • Coûteux pour les finances publiques : les opérateurs privés sollicités ont tous renoncés à y investir
  • Cher pour ses futurs usagers qui devront débourser 24 euros pour un aller simple.

Cette décision importante doit engager l’ensemble des porteurs du projet à reconsidérer l’intérêt du CDG Express qui tourne le dos aux intérêts de 10 millions de franciliens. Au même titre que nous demandons à toutes les parties qui concourent à la réalisation du Grand Paris Express, de remettre en question leurs certitudes quant à l’intérêt impérieux supposé de ce projet qui concentre des investissements financiers démesurés en oubliant 4 millions de franciliens, laissés sur le carreau.

Revenons à une idée simple, mais moderne et nécessaire : défendre nos RER !