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Nouveau contrat SNCF – Ile-de-France Mobilités : des avancées pour les usagers !

Un nouveau contrat liera bientôt Ile-de-France Mobilités et la SNCF qui le signeront officiellement le 9 décembre prochain. Ce contrat fixe le niveau de service qui est attendu, et les investissements sur le réseau pour les prochaines années.

Plusieurs avancées positives pour les usagers sont à noter :

  • D’abord Ile-de-France Mobilités tiendra compte de critères plus nombreux et plus variés pour évaluer la qualité du service rendu. Ainsi, le syndicat tiendra compte de la ponctualité comme il le fait d’ores et déjà, mais il utilisera aussi les enquêtes « perception voyageurs » qui pèseront davantage dans l’évaluation annuelle. Les critères de qualité de service, tels que la propreté, la sécurité ou l’information voyageurs seront aussi plus déterminants.
  • Ensuite, la ponctualité sera calculée par branche et non plus par ligne. Or, lors des grèves locales, des incidents techniques répétés peuvent faire baisser significativement la ponctualité sur une branche, sans impacter l’ensemble de la ligne, ce qui faussait ensuite le suivi et l’évaluation du contrat pour les voyageurs concernés.
  • Les bonus-malus liés au respect du contrat ont augmenteront fortement pour atteindre les 100 millions d’euros.
  • Désormais, les remboursements de la carte Navigo seront automatiques. Si la ponctualité est inférieure à 80 % pendant 3 à 5 mois sur une branche, les usagers seront automatiquement remboursés d’un demi-mois de Navigo. Si les chiffres  insatisfaisants durent de 6 à 9 mois, ce sera l’équivalent d’un mois complet. Et au-delà de 9 mois, un mois et demi de la carte Navigo sera remboursée.
  • Ile-de-France Mobilités a annoncé une augmentation de 3 milliards d’euros des investissements pour le renouvellement du matériel roulant et la régénération des lignes existantes, soit une très bonne nouvelle pour nos transports du quotidien.

Une réunion avec l’ensemble des associations d’usagers est prévue le 2 décembre prochain. Elle nous permettra de connaître davantage les modalités exactes du contrat qui a été négocié, et de faire part de nos questions. Nous saluons en tous cas les premières annonces faites comme autant d’avancées pour les usagers.

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Paris, cesse de mépriser ta banlieue !

Au début du mois d’octobre, la ville de Paris a lancé une consultation auprès des parisiens pour déterminer l’avenir de 70 000 places de stationnement. Avec cette action, la capitale se mue en île, se mure contre sa banlieue. La consultation citoyenne, réservée aux seuls parisiens, et aux communes du grand Paris est biaisée par principe.

Il est demandé aux habitants des territoires les mieux desservis en transport, innervés de très nombreuses lignes de trains, RER, métros, bus, tram et vélos en libre-service, s’ils veulent réduire le nombre de voitures dans la capitale. Leur réponse est évidente. Et bien sûr, c’est un objectif écologique de long terme partagé unanimement.

Mais cette consultation ignore 8 millions de franciliens dont l’avis (et la vie) comptent aussi. Pour eux, la voiture est un moyen de transport indispensable avant d’être une source de pollution coupable. La ville de Paris voudrait culpabiliser ces franciliens ignorés par le réseau de transport actuel, quand ils ne bénéficient pas de lignes dysfonctionnelles au possible. Les franciliens ne sont pas des climato-criminels, simplement des citoyens, dont les emplois et les services sont les plus éloignés. Par exemple, un habitant de Sainte-Geneviève-des-Bois voulant se rendre sur le plateau de Saclay mettra en moyenne 1h30 en transport en commun contre 20 minutes pour un trajet en voiture. Dans le bassin d’emplois d’Etampes, le taux d’emploi par actif est parmi les plus faibles de France.

Paris doit cesser de se considérer comme une île. Au vu de sa richesse, de la concentration des emplois et des équipements culturels, sportifs et universitaires, Paris n’appartient pas à ses seuls habitants, mais à tous les franciliens, et par extension, à tous les français. Paris appartient à tous ceux qui y travaillent et la rendent attractive. Tous les franciliens doivent participer à la consultation et à la convention citoyenne qui sera lancée dans les prochains jours ! Disons stop au « Trumpisme » de la ville de Paris, stop à son isolationnisme, stop à l’égoïsme territorial, et oui, à une vision partagée du développement et de la transition écologique dans notre région.

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La ségrégation sociale et territoriale, conséquences de l’écologie spectacle !

Il avait fallu 300 000 personnes en jaune, sur chaque rond-point de France, pour que la voix des sans-voix soit entendu. Outre les débordements que nous condamnons, ces manifestations avaient été au début un cri du cœur, un hurlement de désespoir : Pourquoi font-ils la société sans nous ? Pourquoi sommes-nous relégués ? Pourquoi sommes-nous condamnés à toujours subir ? La crise des gilets jaunes, c’était la traduction de la périphérisation d’une grande partie de la France, condamnée à devenir la réserve d’indiens des travailleurs précaires et des classes populaires, des zones dévitalisées sur le plan économique, et concentrant les bassins résidentiels sans services et sans emplois. Des espaces méprisés, oubliés sur le plan politique.

Voilà deux ans, que le mouvement des gilets jaunes est apparu dans un éclair de violence avant de disparaître progressivement 6 mois plus tard. Et finalement tout recommence comme si de rien n’était. L’Etat persiste à financer des projets démesurés et dangereux pour les transports du quotidien (Grand Paris Express, CDG Express, …) dont le coût est évalué à 42 milliards d’euros, alors que dans le même temps, l’Etat et la Région sont incapables de financer quelques dizaines de millions d’euros pour un site propre pour les bus de grande couronne sur la nationale 20. L’argent coule à flot, les financements sont toujours trouvés, lorsqu’il s’agit de développer des projets pour Paris et sa proche banlieue. L’argent manque toujours, les financements sont introuvables, lorsqu’il s’agit de permettre à 6 millions de franciliens de la moyenne et grande couronne de vivre et de se déplacer dans la dignité.

Les principaux décideurs des transport en sont les premiers fossoyeurs : la ville de Paris qui fait la leçon à qui veut l’entendre en se proclamant « Ville verte », a laissé sombrer le syndicat Auto’ lib – Ve’ lib dans un marasme financier à 200 millions d’euros. La ville de Paris, qui veut interdire l’automobile partout, et tout le temps, dispose d’une flotte de 60 berlines avec chauffeurs pour le maire, ses adjoints, et les maires d’arrondissements. De qui se moque-t-on ? La société du grand Paris, elle, a vu les coûts du grand paris express dérapés dans le plus grand scandale financier et moral de ce début de siècle, passant de 13 milliards initialement aux 42 milliards que nous avons déjà indiqué.

Aujourd’hui, tous ces acteurs qui nous ont conduit à l’explosion des inégalités sociales, territoriales et de transport en Ile-de-France passent la vitesse supérieure :

  • Les ZFE (zones à faible émissions) interdisent les véhicules dits « polluants » à circuler en leur sein. Dès 2021, les voitures disposant de la Vignette Crit’Air 4 seront interdites de circuler dans 80 villes de la métropole parisienne. Plus de 20 communes ont voulu résister, au nom du combat contre l’injustice sociale, la compétence sera donc transférée à la métropole pour mieux les contourner.
  • Un système de radar sera disposé à l’intérieur du périmètre de l’A86 pour sanctionner automatiquement tous les contrevenants.
  • Ces zones de limitation seront étendues à 35 agglomérations de plus de 150 000 habitants en 2025.

Le gouvernement justifie ces mesures en raison des pressions exercées par la commission européenne qui menaçait de traduire la France devant la Cour de justice de l’Union. Mais ces décisions traduisent surtout une méconnaissance et une négation profonde de la réalité géographique et sociale de notre pays. Oui, en banlieue et dans les territoires ruraux, la voiture n’est pas seulement utile, elle est nécessaire et incontournable. Impossible de déroger à sa voiture pour travailler, emmener ses enfants à la crèche ou à l’école, visiter un parent fragile.

Que signifient ces mesures pour le commun des mortels ? L’obligation de changer de véhicule au risque sinon, de perdre son emploi, de devoir déménager, d’être assigné à résidence.

Ainsi, une famille qui possèderait un Scénic, véhicule parmi les 30 voitures qui se sont vendues le plus en 2019 et assez commune lorsque l’on a des enfants, mais dont le modèle aurait été immatriculé avant 2011, se verra contrainte de le changer. Acheter un nouveau Scénic de 4ème génération, c’est un coût compris entre 28 000 et 32 000 euros. Malheureusement pour l’acheteur, il ne bénéficiera pas du bonus écologique, mais uniquement de la prime à la conversion dont le montant maximum est de 5 000 euros car il sera conforme à la norme Euro 6. C’est-à-dire que le reste à charge oscillera entre 23 000 et 27 000 euros. Aujourd’hui, qui peut se le permettre ?

Beaucoup de franciliens, des jeunes à nos aînés, en passant par les familles, roulent avec des véhicules anciens non par choix, mais par contrainte.  Ils n’ont pas l’argent, et pour eux aussi, cet argent ne tombe pas du ciel. Un euro, c’est un euro. Ils n’ont pas le droit à l’erreur comme tous ces décideurs qui peuvent engloutir 200 millions d’euros dans un naufrage ou multiplier le prix d’un projet par 4 en dix ans sans en payer eux-mêmes les conséquences. Au total, sur l’ensemble du territoire français, avec la généralisation des ZFE, c’est un tiers des véhicules, soit 13 millions d’entre eux qui ne pourront plus rouler.

Soyons clairs, l’écologie spectacle n’a qu’une conséquence : la mise au ban des territoires périphériques, la ségrégation sociale, le mépris des pauvres. La politique spectacle n’unit pas, elle divise, elle fracture. L’écologie spectacle est l’apparat de ceux qui veulent plaire, à une élite qui a tout. L’écologie spectacle, c’est le gadget de ceux qui ne manquent de rien face à ceux qui n’ont rien que leur travail et leur courage quotidien pour avancer. L’écologie spectacle, n’est ni écologique, ni juste. Elle conduit à des drames humains pour permettre à d’autres d’enchaîner les plateaux télés.

Nous réclamons :

  • L’abandon de l’instauration des ZFE ou à défaut, la mise en œuvre d’une prime écologique intégrale pour financer le remplacement des véhicules anciens des particuliers
  • L’abandon par la Ville de Paris de l’ensemble de sa flotte de véhicules dédiée au transport de la maire et de l’exécutif parisien pour montrer l’exemple d’un monde sans voitures qu’ils prônent
  • La construction de parkings relais gratuits à la périphérie de Paris pour permettre aux banlieusards de pouvoir stationner et accéder aux zones d’emplois
  • La création d’une taxe spéciale d’équité régionale pour financer les infrastructures de transports nécessaires à la grande couronne qui en est dépourvue à cause des financements mobilisés à d’autres fins. Elle sera payée par la ville de Paris et sa très proche banlieue pour alimenter un fond de rééquilibrage de l’aménagement régional.
  • La modulation des taxes (Versement transport, taxe spéciale d’équipement régionale) pour en réduire le taux en grande couronne et inciter les entreprises à se réinstaller à proximité des bassins de vie de la population francilienne.
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Informations travaux Ligne C – Décembre 2020

Afin de vous permettre de préparer vos trajets tout au long du mois de décembre, la Vignette du Respect vous informe des travaux prévus et des aménagements de parcours induits sur la ligne C (fréquence, moyens de substitution, modifications de dessertes. Voici l’ensemble des informations que nous a transmis Ile-de-France Mobilités :

Travaux de nuit en semaine

  • Du 01 au 04, du 07 au 11 et du 14 au 18 décembre :

Axe Paris / Pontoise

En raison des travaux de mise en accessibilité de la gare d’Épinay-sur-Seine, les circulations du RER C seront interrompues, en soirée, du lundi au vendredi, à partir de 23h, entre Avenue Henri Martin et Pontoise.

Les horaires des derniers trains seront les suivants :

  • au départ d’Avenue Henri Martin : 22h55 vers Montigny-Beauchamp,
  • au départ de Montigny-Beauchamp : 22h25 vers Avenue Henri Martin.

Pendant cette période :

  • la fréquence de la ligne de bus 138 sera renforcée entre Porte de Clichy et Ermont-Eaubonne,
  • le report sera possible sur la Ligne H entre Ermont-Eaubonne et Pontoise

Axes Paris / Versailles-Château Rive Gauche et Paris / Saint-Quentin-en-Yvelines

En raison des travaux de mise en accessibilité des gares de Chaville-Vélizy et de Viroflay-Rive-Gauche, les circulations du RER C seront interrompues, en soirée, du lundi au vendredi, entre Versailles-Château Rive Gauche et Javel à partir de 22h30, et le dernier train de 00h02 sera supprimé entre Javel et Saint-Quentin-en-Yvelines.

Des bus de substitution seront mis en place entre Versailles-Château Rive Gauche et Javel et entre Javel et Saint-Quentin-en-Yvelines.

Axe Paris / Versailles-Chantiers

En raison des travaux de remplacement de rails, en soirée, du lundi au vendredi, le dernier train de 22h14 entre Versailles-Chantiers et Paris-Austerlitz sera supprimé.

Des bus de substitution seront mis en place entre Versailles-Chantiers et Paris-Austerlitz, via Juvisy.

Axes Paris / Dourdan et Paris / Saint-Martin d’Étampes

En raison des travaux de mise en accessibilité de la gare de Vitry-sur-Seine et de remplacement de rails, les circulations du RER C seront interrompues, en soirée, du lundi au vendredi, entre Paris-Austerlitz et Dourdan et entre Paris-Austerlitz et Saint-Martin d’Étampes.

Les horaires des derniers trains seront les suivants :

  • au départ des Brétigny : 22h11 vers Paris-Austerlitz,23h21 vers Dourdan et 23h35 vers Saint-Martin d’Étampes,
  • au départ de Dourdan : 21h08 vers Paris-Austerlitz,
  • au départ de Juvisy : 22h30 vers Paris-Austerlitz, 23h02 vers Dourdan et 23h17 vers Saint-Martin d’Étampes
  • au départ de Paris-Austerlitz : 22h47 vers Dourdan, 23h01 vers Juvisy, Brétigny et Saint-Martin d’Étampes,
  • au départ de Saint-Martin d’Étampes : 21h41 vers Paris-Austerlitz.

Des bus de substitution seront mis en place entre Paris-Austerlitz et Dourdan et entre Paris-Austerlitz et Saint-Martin d’Étampes.

Axe Paris / Pont de Rungis

En raison des travaux de mise en accessibilité de la gare de Vitry-sur-Seine et de couverture des voies entre Paris-Austerlitz et Bibliothèque François Mitterrand, les circulations du RER C seront interrompues, en soirée, du lundi au vendredi, à partir de 22h30, entre Paris-Austerlitz et Pont de Rungis.

Les horaires des derniers trains seront les suivants, du 1er au 11 décembre :

  • au départ des Ardoines : 22h21 vers Paris-Austerlitz,
  • au départ d’Orly-Ville : 22h12 vers Paris-Austerlitz,
  • au départ de Pont de Rungis : 22h08 vers Paris-Austerlitz,
  • au départ de Paris-Austerlitz : 21h42 vers Massy Palaiseau, 22h27 vers Les Saules et 22h27 vers Pont de Rungis.

Les horaires des derniers trains seront les suivants, du 14 au 18 décembre :

  • au départ des Ardoines : 21h52 vers Paris-Austerlitz,
  • au départ d’Orly-Ville : 21h42 vers Paris-Austerlitz,
  • au départ de Pont de Rungis : 21h38 vers Paris-Austerlitz,

au départ de Paris-Austerlitz : 21h42 vers Massy Palaiseau, 22h27 vers Les Saules et 22h27 vers Pont de Rungis

Des bus de substitution seront mis en place entre Paris-Austerlitz et Pont de Rungis.

Axe Paris / Juvisy

En raison des travaux de remplacement de rails, en soirée, du lundi au vendredi :

  • Aucun train omnibus ne circulera du 01 au 04, et du 07 au 11 décembreà partir de 23h, entre Paris-Austerlitz et Juvisy.
  • Les trains seront directs du 14 au 18 décembre entre Juvisy et Paris-Austerlitz, à partir de 21h30, etaucun train omnibus ne circulera, à partir de 23h, entre Paris-Austerlitz et Juvisy.

Durant ces périodes des bus de substitution seront mis en place entre Paris-Austerlitz et Juvisy

Travaux les week-ends et jour férié :

  • En journée

Axe Paris / Pontoise

En raison des travaux de remplacement de rails et de mise en accessibilité de la gare d’Épinay-sur-Seine, les circulations du RER C seront interrompues, le samedi 05 et le dimanche 06 décembre, entre Invalides et Pontoise.

Pendant cette période :

  • la fréquence de la ligne de bus 138 sera renforcée entre Porte de Clichy et Ermont-Eaubonne,
  • le report sera possible sur la Ligne H entre Ermont-Eaubonne et Pontoise

Axe Juvisy / Brétigny

En raison des travaux du Tram 12 Express, les circulations du RER C seront directes, le samedi 05 et le dimanche 06 décembre, entre Juvisy et Brétigny, dans ce sens de circulation uniquement.

Des bus de substitution seront mis en place afin de desservir les gares situées entre Juvisy et Brétigny.

  • De nuit

Axes Paris / Dourdan et Paris / Saint-Martin-d ‘Étampes

En raison de travaux de mise en accessibilité de la gare de Savigny-sur-Orge, les circulations du RER C seront interrompues :

  • Les samedis 05, 19 et 26 décembre à partir de 23h00, entre Musée d’Orsay et Dourdan, et à partir de 23h15 entre Musée d’Orsay et Saint-Martin-d ‘Étampes.
  • Les dimanches 06, 13, 20 et 27 décembre à partir de 23h00, entre Musée d’Orsay et Dourdan, et à partir de 23h30 entre Musée d’Orsay et Saint-Martin-d ‘Étampes.
  • le vendredi 25 décembre à partir de 23h00, entre Musée d’Orsay et Dourdan, et à partir de 23h30 entre Musée d’Orsay et Saint-Martin-d ‘Étampes.
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Lancement du marché public pour Nexteo : Une bonne nouvelle, oui mais …

Le système Nexteo, annoncé depuis 2016 a été enfin adopté en commission permanente à la Région Ile-de-France. Cette adoption va permettre le lancement du marché public pour automatiser les lignes B et D du RER.

Ce système était attendu de tous les usagers pour fluidifier le trafic, augmenter la fréquence, réduire les incidents. Nous saluons cette initiative qui permettra d’améliorer le quotidien de 1,65 millions de franciliens qui empruntent les RER B et D chaque jour.

Cependant, la Vignette du Respect alerte sur les risques qui continuent de peser sur le projet :

  • SNCF Réseau envisage toujours un décalage dans le temps du projet d’au moins un an, en raison des travaux nécessaires à la réalisation du CDG Express. Ce projet dangereux que nous avons déjà dénoncé, fait peser une menace réelle sur les transports du quotidien en provoquant le report de la mise en œuvre du système Nexteo. Nous demandons aux autorités d’arrêter ce projet qui ne permettra qu’à 20 000 personnes par jour de rallier Paris et l’aéroport Charles de Gaulles, à des prix extrêmement élevés, et ne desservant pas la banlieue.
  • Le système Nexteo n’assure pas d’atteindre l’objectif de 32 trains / heure (20 sur la ligne B, 12 sur la D) fixé dans le contrat avec Ile-de-France Mobilités. Et ce, malgré l’investissement de près de 1 milliard d’euros que représente Nexteo.

En conséquence, la Vignette du Respect exige :

  • L’adoption d’un calendrier contraignant et de pénalités fortes à l’encontre des opérateurs, s’ils ne respectaient pas les délais impartis pour l’automatisation du réseau
  • Réintroduire l’idée d’un doublement du tunnel Châtelet – Gare du Nord, seule solution de long terme pour fluidifier le trafic et garantir la ponctualité de ces lignes aujourd’hui malades.

La Vignette continuera d’être aux côtés des usagers pour réparer nos RER et réinstaurer la confiance dans les transports collectifs en Ile-de-France.

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Le Grand Paris Express : Stop au racket organisé des franciliens !

Dans un rapport publié à la fin du mois d’octobre, la commission des Finances du Sénat pointe « l’impasse du financement » du Grand Paris Express.  Le coût global du projet est estimé à 42 milliards d’euros dont près de la moitié ont déjà été engagés, pour un coût initial estimé à seulement 13 milliards d’euros !

Avec les nouveaux retards accumulés, le rapport sénatorial propose de prévoir la contribution budgétaire de l’État pour soutenir financièrement le projet par la conclusion d’un contrat d’objectifs et de performance (COP) entre l’État et la Société du Grand Paris au cours du premier semestre 2021 au plus tard. 

La Vignette du Respect dit « STOP » à ce projet dangereux et inconséquent pour nos transports du quotidien dont les franciliens et désormais, tous les français, paieront la facture !

Ignorant près de la moitié des habitants d’Île-de-France, le parcours du Grand Paris Express était déjà financé par la contribution collective de tous les franciliens par la taxe spéciale d’équipement acquitté lors du paiement des taxes locales. Les emprunts contractés par la société du grand paris devront eux aussi être remboursés et ce, jusqu’en 2070 ! Qui paiera encore les pots cassés ?

Le Grand Paris Express est comme cette machine à sous truquée. A chaque pièce jetée, l’on espère des gains fabuleux, mais aucune pièce ne retombe à la fin. Continuerons-nous à être les idiots utiles de cette machine infernale ? Continuerons-nous à être les vaches à lait d’un réseau de transport dépassé et délétère qui n’améliorera pas nos conditions de transports, et aggravera les déséquilibres au sein de l’Île-de-France !

Chaque euro investit dans ce projet, c’est un euro qui ne finance pas les lignes RER dégradées, la création de lignes de bus ou de transport à la demande en grande couronne. Chaque euro investit dans ce projet, c’est un euro donné aux promoteurs, et un euro perdu pour nos transports du quotidien.

Nous exigeons :

  • De l’Etat qu’il renonce à ce projet fou dans le cadre d’un prochain conseil de défense écologique
  • De la Région, qu’elle renonce au Grand Paris Express dans le cadre d’un grand reset des investissements transport indispensables pour remettre les transports du quotidien au cœur du sujet
  • De la ville de Paris, qu’elle renonce à une vision dominatrice à l’égard de la banlieue, et étriquée à l’égard de l’écologie.
  • De tous les acteurs du projet, qui se prétendent bons gestionnaires, de cesser la gabegie financière du Grand Paris Express !

Face à l’injustice criante que subissent les franciliens, et l’aggravation des inégalités de transports, nous annonçons saisir le défenseur des droits pour faire entendre la voix des usagers et refuser la mise au ban de la banlieue face à à l’hypercentralisation autour de Paris.

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La banlieue victorieuse : Coup d’arrêt pour le CDG Express !

Le tribunal administratif de Montreuil a annulé partiellement l’arrêté autorisant les travaux du Grand Paris Express. En plus d’être un gouffre financier qui n’améliorera pas les conditions de transport des usagers, le CDG Express, sous les apparats de la modernité, cache un projet déjà dépassé.

La liaison entre la Gare de l’Est et l’aéroport de Roissy ne desservira pas les villes de banlieue, en plus de porter de graves risques sur les transports du quotidien, et notamment la ligne B du RER.

Le jugement du tribunal administratif est aussi sévère que la faute politique qui avait conduit à sa mise œuvre. Aussi, le tribunal met en exergue les multiples problèmes dont souffre le projet :

  • Sa justification est compromise en raison de la baisse conjoncturelle du trafic aérien qui risque de perdurer à très long terme. De plus, le retard cumulé conduirait à une mise en service post-2024, soit après les JO de Paris qui en justifiaient l’existence initiale.
  • Les problèmes environnementaux dont il procède avec une menace importante pour la biodiversité et les espèces endémiques présentes sur son parcours, et dont il a nécessité des dérogations au code de l’environnement qui ne se justifiaient pas.
  • Le Grand Paris Express ne réduira pas le trafic routier et ne permettra pas de maintenir l’attractivité de la région comme le précise le tribunal administratif de Montreuil, en même temps que les opérateurs ne sont pas en capacité d’en garantir la ponctualité.

Cette annulation partielle est une victoire pour les transports du quotidien sur les grands projets d’infrastructures qui flattent davantage l’ego de leurs concepteurs qu’apportent réellement une solution pour les millions d’usagers du RER.

Depuis sa création, la Vignette du Respect s’oppose sans réserve à ce projet qui multiplie les défauts de fabrication :

  • Dangereux pour les usagers du RER qui doivent partager leur voie de transport saturé avec un nouvel équipement qu’ils ne pourront utiliser
  • Coûteux pour les finances publiques : les opérateurs privés sollicités ont tous renoncés à y investir
  • Cher pour ses futurs usagers qui devront débourser 24 euros pour un aller simple.

Cette décision importante doit engager l’ensemble des porteurs du projet à reconsidérer l’intérêt du CDG Express qui tourne le dos aux intérêts de 10 millions de franciliens. Au même titre que nous demandons à toutes les parties qui concourent à la réalisation du Grand Paris Express, de remettre en question leurs certitudes quant à l’intérêt impérieux supposé de ce projet qui concentre des investissements financiers démesurés en oubliant 4 millions de franciliens, laissés sur le carreau.

Revenons à une idée simple, mais moderne et nécessaire : défendre nos RER !

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Confinement : maintenons l’offre de transports en commun !

Ce soir, les associations d’usagers des transports en commun sont réunies avec Ile-de-France Mobilités pour réfléchir à l’offre de transports en période de confinement.


La position que nous avons défendu avec la Vignette du Respect :
– Nous avons adapté l’offre au couvre-feu en augmentant la fréquence sur certaines lignes de bus et de métros en heure de pointe, et en maintenant l’amplitude horaire et la fréquence sur les lignes qui ont d’ordinaire le moins de trains.


– Cette offre médiane ne doit pas être baissée malgré le confinement : nous devons maintenir l’amplitude horaire et la fréquence pour assurer à tous ceux qui doivent se rendre sur site de pouvoir le faire en transports : collégiens et lycéens, apprentis, travailleurs. Nous devons maintenir encore davantage la fréquence pour les lignes qui desservent des établissements médico-sociaux et des hôpitaux.

Les trains et les bus sont bien souvent la seule alternative que possèdent les habitants de grande couronne pour se déplacer. L’offre doit être maintenue. Au risque sinon de briser définitivement la confiance dans le réseau (déjà éprouvée par les incidents répétés et les grèves) alors même que le deuxième confinement est plus souple et que nombre de travailleurs doivent se rendre dans leur entreprise.


Enfin, nous ne pouvons aboutir à une mobilité à deux vitesses, avec ceux qui pourraient télétravailler, et ceux qui n’ont pas le choix de se déplacer, avec souvent parmi eux, les métiers manuels et les professions les plus difficiles (aide à domicile, éboueurs, soignants, agents d’entretien, …). Ces derniers seraient contraints alors à emprunter des bus avec des rallongements de temps de parcours considérables. Ce ne serait pas acceptable. Nous avons également signalé les problèmes techniques pour suspendre son pass navigo (difficultés sur internet ou sur les bornes en gare).


Nous remercions Ile-de-France Mobilités pour sa réactivité et ces temps de concertation. Pour les usagers, vous pouvez compter sur notre entière mobilisation pour vous défendre.