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La dérive versaillaise de la SNCF

sncf versailles

 

Communiqué commun : Olivier Leonhardt, sénateur de l’Essonne

& La Vignette du Respect

Mercredi 30 janvier, la SNCF invite de nombreux élus et parlementaires d’Ile-de-France à une soirée de prestige au Château de Versailles.

Prenant prétexte de l’inauguration de l’habillage de la gare de Versailles aux couleurs de l’exposition « Louis-Philippe et Versailles » (qui s’achèvera pourtant à la fin de la semaine), la SNCF initie une campagne de relations publiques un peu grossière clôturée par un cocktail dînatoire sous les dorures du château.

Pendant ce temps, chaque semaine apporte son lot de nouveaux problèmes sur le réseau Transilien. Après des décennies de sous-investissement, nous avons conscience que la mission à accomplir est tout à la fois immense et complexe.

Pourtant, les 4 millions d’usagers du réseau continuent à subir au quotidien les retards et suppression de trains liés aux problèmes techniques et les carences de l’information sur la quasi-totalité des lignes du réseau Transilien.

Raison de plus pour que SNCF Transilien, à l’heure de la renégociation de son contrat avec la région Ile-de-France, se concentre sur le service aux usagers et ne se perde pas dans des opérations de relations publiques inutiles et un peu désolantes.

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Navigo demi-tarif pour les plus de 65 ans

Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France a annoncé à l’occasion de ses voeux l’instauration d’un Passe Navigo demi-tarif pour tous les plus de 65 ans. Ce nouveau tarif entrera en vigueur avant la fin de l’année.

Sur le principe, La Vignette du Respect est favorable à toute mesure qui soutient l’accès des Franciliens aux transports en commun. Les retraités qui ne bénéficient jusqu’à présent d’aucun régime d’accompagnement tarifaire général, pourront ainsi disposer d’un Navigo à 37,6 euros par mois (puisque le Passe n’augmentera pas en 2018).

Aux effets d’annonce de ces derniers temps initiés par la Ville de Paris et son débat sur la gratuité, nous aurions préféré un vrai débat sérieux sur le chantier de la tarification dans son ensemble. Nous aurions ainsi aimé que des mesures tarifaires régionales soient annoncées en faveur de tous les 4-11 ans. Mais le demi-tarif pour nos aînés constitue un pas positif qu’il faut saluer.

Enfin, nous sommes heureux que le débat tarifaire revienne au bon niveau, le niveau régional. Paris avait confisqué ce débat et l’avait centré sur ses 2,5 millions d’habitants alors que la stratégie transports doit se construire pour 12 millions de Franciliens.

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Concertation CDG Express (suite)

Modification du programme de la concertation engagée par le Préfet d’Ile-de-France.

11 janvier : région Ile-de-France

17 janvier : parlementaires parisiens

18 janvier : conseils départementaux

24 janvier : métropole du Grand Paris et association des maires d’Ile-de-France

24 janvier : associations d’usagers

25 janvier : élus de la Seine-et-Marne et de la Seine Saint-Denis impactés par le CDG Express

30 janvier : Ville de Paris

La Vignette du Respect sera présente jeudi 24 janvier pour faire entendre la voix des usagers franciliens. Nous publierons un compte-rendu.

 

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Distance domicile-travail : le drame francilien s’aggrave !

Le mouvement des Gilets Jaunes montre à quel point la question des transports que ce soit sur route ou en commun a été une source d’aggravation des inégalités et des colères dans notre pays. En Ile-de-France, nous ne faisons pas exception.

L’INSEE a publié aujourd’hui l’actualisation de ses données démographiques. Si notre région ne se distingue pas du reste du pays avec une croissance démographique annuelle de 0,4%, les dynamiques entre départements sont inquiétantes.

En effet, les départements où se concentre la croissance démographique sont l’Essonne (1% en rythme annuel), la Seine-et-Marne (0,9%), la Seine Saint-Denis (0,9%) et le Val d’Oise (0,7%). A contrario, les Hauts-de-Seine (0,3%) stagnent quand Paris, de son côté, régresse (0,5% par an !).

Ces évolutions pourraient être sans gravité si la localisation des emplois suivait la même dynamique.Or, c’est l’exact inverse qui se produit avec un mouvement de reconcentration des emplois sur Paris et son voisinage immédiat qui s’ajoute à la prédominance économique initiale de l’Ouest francilien (axe 75-92-78).

Symbole de ces déséquilibres, les espaces de coworking dont les surfaces se concentrent sur Paris (71%) et les Hauts-de-Seine (24%). Les six autres départements se partageant les 5% restants…

Les coûts de l’immobilier éloignent les travailleurs du cœur de la métropole et les dynamiques économiques concentrent les emplois sur ce même cœur. La déconnexion entre bassins de vie et bassins d’emploi que nous dénonçons s’amplifie donc.

 

  Emplois Population Emploi
  2018T3 01/01/2016 par habitant
Paris 1828,9 2190,3 0,83
Hauts de Seine 1063,1 1603,2 0,66
Seine Saint Denis 616,2 1606,7 0,38
Val de Marne 537,7 1378,2 0,39
Seine-et-Marne 466,7 1397,7 0,33
Yvelines 546,3 1431,8 0,38
Essonne 455,4 1287,3 0,35
Val d’Oise 374,5 1221,9 0,31
TOTAL 5888,8 12117,1 0,49

Dans ces conditions, avec de tels déséquilibres d’emplois par habitant entre départements, la situation des transports en Ile-de-France ne peut pas être résolue. Au contraire, elle ne peut que s’aggraver au moment où les pouvoirs publics continuent de s’entêter dans les projets pharaoniques (CDG Express, Grand Paris Express) au détriment des transports existants (RER, bus) et alors que les embouteillages continuent de s’aggraver.

Alors que démarre un grand débat national, nous appelons les citoyens franciliens à faire entendre leurs voix pour rapprocher les emplois des logements. L’accroissement de la distance domicile-travail doit être enrayé. 

Consultez l’enquête annuelle de l’INSEE : 201901 – insee idf

 

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Concertation CDG Express

cdg express

Le journal Le Parisien a divulgué ce matin le calendrier des réunions de concertation présidées par Michel Cadot, préfet de la région Ile-de-France sur le Charles de Gaulle Express.

15 janvier : Patrick Ollier, président de la MGP et Stéphane Beaudet, président de l’AMIF

17 janvier : parlementaires de Paris

18 janvier : présidents des conseils départementaux : 78 – 91 – 92 – 94 – 95

21 janvier : association d’usagers

24 janvier : Anne Hidalgo, maire de Paris

25 janvier : élus de Seine Saint-Denis et de Seine-et-Marne à Bobigny

Le CDG Express, ce super-métro qui doit relier la gare de l’Est à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, a récemment été attribué en gestion à la société Kéolis.

Le Canard Enchaîné avait, à de multiples reprises, alerté sur les réunions d’arbitrage financier au sein de la Préfecture de Région entre les crédits RER et le projet de CDG.

Le CDG Express, composante du dossier de Paris 2024, ne sera pas accessible avec un passe Navigo (comme Orlyval aujourd’hui). L’aller simple coûterait 24 euros. 275 millions d’euros ont été programmés à la loi de finances pour 2019 pour lancer les travaux sur ce projet.

Si la Vignette du Respect, par principe, n’est pas hostile à une nouvelle infrastructure de transport, sur ce dossier comme sur le Grand Paris Express, elle souhaite que les nouveaux investissements ne se fassent pas au détriment des millions d’usagers du RER, notamment ceux du RER B.

C’est dans cet état d’esprit que nous avons demandé à participer à la concertation qui s’ouvre.

 

 

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Grand Paris Express : super métro ou super gouffre ?

A cette question, nous connaissons tous la réponse… Le projet du Grand Paris Express, voulu initialement pour construire Paris Métropole est devenu l’incarnation d’une faillite aussi bien financière qu’idéologique.

Ce projet annonce la relégation définitive de la grande couronne à la fois en termes de mobilité mais aussi d’emplois.

Toujours plus coûteux, le Grand Paris Express semble aussi fiable et raisonnable qu’un investissement dans un crédit subprime. Evalué au départ à moins de 20 milliards d’euros, le projet est désormais donné à plus de 38 milliards. La conséquence ? Nos élus recherchent de nouvelles sources de financements pour combler le gouffre… Et c’est donc la grande couronne, qui concourt déjà pour des investissements dont elle ne bénéficiera pas, qui contribuera encore plus comme elle le fait déjà avec la taxe d’équipement spécial régional…

Ainsi, en plus du déclassement qui s’annonce pour elle, il faudra également qu’elle paie. Ses habitants devront donc accepter d’être enterré sur l’hôtel de la logique métropolitaine impitoyable et de payer les clous qui viendront fermer le cercueil.

En toute discrétion, le député Gilles Carrez (LR) a effectivement proposé un amendement adopté dans le cadre du projet de loi de finances 2019. Il entérine la création d’une taxe sur les parkings en Ile-de-France. De l’ordre de 7 euros par an et par mètre carré, elle sera payée par les gestionnaires de parkings.

Ces derniers ont déjà indiqué une hausse du tarif des parkings de l’ordre de 30% dans les communes de banlieue. Une grande partie des parkings sous gestion public, notamment aux abords des gares, ayant été privatisés ces dernières années comme à Etampes ou à Bouray, les usagers seront donc directement impactés.

Le pouvoir d’achat des habitants de l’Ile-de-France sera lourdement touché et notamment celui des habitants de la banlieue, principaux utilisateurs de leur véhicule. Usant leur voiture personnelle pour rejoindre les gares faute de transports en commun (bus) efficaces. Une fois encore, ce sont les bons élèves du développement durable que sont les usagers du RER et les habitants de la banlieue qui sont sanctionnés.

La Vignette du Respect condamne cette décision adoptée dans le cadre du PLF2019 qui entérine une atteinte supplémentaire au pouvoir d’achat des habitants et sanctionne un projet économiquement inefficace et socialement injuste : le Grand Paris Express. Ce projet pharaonique qui, comme le CDG Express, se fait au détriment des RER, des bus et des transports du quotidien.

Nous dénonçons avec force ce type de décisions prises en catimini, sans réel débat démocratique ni stratégie de mobilités pour l’avenir.

Soutenir des amendements comme celui-ci ne peut qu’affaiblir le crédit de nos élus auprès de la population dans les circonstances d’une défiance déjà forte, manifestée à travers la mobilisation des « gilets jaunes ».

 

Rémi Lavenant, porte-parole de La Vignette du Respect