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Gare Montparnasse bloquée : la suite logique…

Une nouvelle fois, la Gare Montparnasse est entièrement bloquée.C’est quasiment un an jour pour jour après un blocage qui avait commencé le 29 juillet dernier et avait duré 3 jours.

Le blocage d’aujourd’hui fait suite à l’incendie d’un poste RTE à Issy-les-Moulineaux. Nous y voyons une nouvelle démonstration de la très grande fragilité du réseau ferré francilien dans toutes ses dimensions (métro, RER, Transilien, grandes lignes) qui nécessiterait un véritable big-bang de la mobilité en Ile-de-France.

Le blocage de la Gare Montparnasse n’est pas un incident isolé.

Pour rappel, les derniers épisodes mettant en évidence des défaillances techniques sont nombreux :

  • blocage de la gare Saint-Lazare le 13 juin 2018 (panne de signalisation à cause du non remplacement d’une pièce datant de 1966)
  • glissement de terrain à Gif-sur-Yvette sur le RER B le 12 juin 2018 (suite à des intempéries)
  • train transpercé par une éclisse au niveau d’Ablon (RER C) le 22 février 2018
  • paralysie de la gare Saint-Lazare le 26 décembre 2017 (panne électrique)
  • trafic Transilien interrompu à Montparnasse le 11 décembre 2017 (suite à une panne électrique consécutive à un incendie)
  • blocage de la Gare Montparnasse le 3 décembre 2017 (problème informatique)
  • blocage du RER B pendant plusieurs mois (suite à la panne du transformateur de Drancy vétuste depuis trop longtemps) le 24 octobre 2017
  • blocage de la gare Montparnasse le 29 juillet 2017 (problème électrique sur un poste d’aiguillage)

 

Le hasard du calendrier fait que cette nouvelle panne intervient quelques jours après un nouveau rapport d’expertise mettant en cause la vétusté des rails et le manque d’entretien des voies dans la catastrophe de Brétigny-sur-Orge du 12 juillet 2013.

La Vignette du Respect en lien avec les associations membres de la CNCAUT avec lesquelles nous avons mené la bataille du remboursement des abonnements lors de la grève de ce printemps, continue de se mobiliser pour que les usagers du train disposent des moyens en investissement et en fonctionnement à la hauteur des enjeux.

Il n’y aura pas de politique environnementale sérieuse et crédible en France tant que le train sera à ce point en danger et dangereux.

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Canicule : les usagers des transports en commun encore oubliés !

La canicule est là en Ile-de-France.

Circulation différenciée à Paris, consignes pour les employeurs concernant les conditions de travail : les pouvoirs publics en appellent à l’effort des citoyens et des entreprises et c’est normal !

Pendant ce temps, les usagers des transports en commun qui pouvaient espérer une trêve estivale après une nouvelle année de galère vivent de nouveau l’enfer.

Les fortes chaleurs dans nos moyens de transport sont intenables (souvent plus de 40 degrés comme l’ont relevé des usagers du RER B). Dans les RER, les Transilien, les métros, les bus, les usagers des transports en commun sont, une nouvelle fois, pénalisés… Les malheureux qui rejoignent les abonnés en prenant le forfait antipollution à 3,8 euros par jour ne doivent pas être déçus du voyage.

Cette situation est aggravée par la réduction excessive des fréquences dans un contexte de travaux et de dysfonctionnements importants comme les ont vécu les usagers des RER D (lundi) et RER C (mercredi) avec une gestion de crise totalement défaillante du côté de la SNCF…

Les usagers des transports vivent une semaine de crise climatique grave au même titre que les victimes d’un grave accident de sécurité civile. Ils doivent être véritablement protégés par les pouvoirs publics et les opérateurs.

Dans ce contexte, la Vignette du Respect demande :

  • la mise en place d’un centre d’urgence à la Préfecture de Région pour obtenir d’Ile-de-France Mobilité, de la SNCF, de la RATP de véritables moyens supplémentaires pour rafraîchir les usagers (brumisateurs, distribution d’eau, installation de ventilateurs dans les gares). Jusqu’à présent, ce sont surtout de petites équipes qui sont mobilisées, essentiellement à Paris.

 

  • le renforcement immédiat du trafic dans le système de transports en commun en Ile-de-France pendant les vacances d’été. La saturation des rames ajoute encore à la saturation et cette saturation est le fruit d’une prévision manifestement sous-estimée du nombre d’usagers pendant cet été 2018.

 

  • La limitation des trains courts au strict minimum sur le réseau Transilien.

Trains courts

-> un été de trains courts

(preuve que l’on peut toujours régresser en matière d’information, la mention train court, train long ne figure plus sur les panneaux d’informations de ce type dans la quasi-totalité des gares. Merci aux agents de la gare de Juvisy pour leur transparence même si l’information délivrée à de qui désespérer les usagers des RER C & D)

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Chaos sur la ligne C… La soirée en enfer des usagers !

Ce mercredi 25 juillet comme toute la semaine, les trains étaient bondés…

Nous avons l’habitude du mépris affichée pour la banlieue. Pour quelques économies de maintenance, les trains sont plus courts et moins fréquents l’été. Comme si tout le monde partait en vacances.

Pourtant, nous sommes toujours là. Nous, nous sommes les sacrifiés des sempiternels travaux Castor, des travaux dont on peut douter de la réalité en cette année où nous avons découvert suite aux inondations que la gare de Saint-Michel Notre-Dame était amiantée malgré 20 années de fermeture estivale.

Ajoutée à cela, la canicule transforme les rames en sauna. Entre chaleur et saturation, difficile de ne pas se sentir victime d’une injustice évidente et d’un abandon des pouvoirs publics dans leur ensemble.

Si les accidents d’hier soir (un dramatique suicide en gare de Choisy) ne sont pas de la responsabilité de la SNCF, nous avons pu constater ce mercredi soir comme lundi soir sur la ligne D que l’information était inexistante.

Les agents en gare de Juvisy n’étaient pas plus au fait que les usagers, incapables de les informer, incapables de les aiguiller.

Les foules s’amassaient sur des quais où une silhouette d’enfant n’aurait pu se glisser. Rien ne justifie une telle situation de désordre. La SNCF connaît des défaillances régulières, pourquoi semble-t-elle si impréparée et inefficace à les gérer ?

Remi Lavenant BourayPourquoi les opérationnels ne sont pas informés ? Comment se peut-il qu’aucune équipe ne soit dépêchée pendant près de deux heures pour apporter les moyens de s’hydrater aux plus fragiles d’entre nous, en pleine période caniculaire ? C’est proprement inacceptable.

Les inégalités territoriales se manifestent d’abord ici, dans nos gares de Juvisy, Brétigny, Etampes. Insécurité (personnes sur les voies pendant plusieurs dizaines de minutes), défaillances techniques à répétition, absence de personnel et manque d’informations manifestent cette triste réalité.

Il n’y a même plus de trêve estivale dans la galère des usagers du RER.

Rémi Lavenant, porte-parole de la Vignette du Respect