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Autolib’Vélib en roue libre : nous demandons la liquidation du SAVM

En 2007, comme le rappelait récemment le journal Le Point, Paris était à la pointe des mobilités alternatives allant même jusqu’à fasciner Steve Jobs. Le Vélib lancé par Bertrand Delanoë et JC Decaux était la référence.

Aujourd’hui, Paris est la risée technique et financière des mobilités alternatives, Paris est en retard par rapport aux autres métropoles internationales.

Le syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole (SAVM) est entièrement dysfonctionnel sur les deux missions ayant présidé à sa création. La rupture bricolée du contrat Autolib, loin d’éclaircir la situation, va la compliquer.

Dès le 14 février 2018, c’est ce qui avait conduit La Vignette du Respect à demander la constitution d’une mission d’information et d’évaluation sur la situation du SAVM qui nous apparaissait en grand danger :

– Avec Vélib 2 qui est un échec environnemental, opérationnel, social et financier et qui tourne le dos aux villes de banlieue.

– Avec Autolib qui subit une dérive financière depuis plusieurs années sans que le syndicat ait pris le soin de réagir et de prendre les mesures appropriées quand il était encore temps.

Quand la Ville de Paris rédige mal un contrat comme dans le cas de l’affichage publicitaire, les conséquences financières de plusieurs dizaines de millions d’euros sont entièrement assumées par les citoyens parisiens.

Les conséquences financières de l’amateurisme parisien sur le SAVM ont un effet de contagion sur les finances locales des 98 communes de banlieue membres de ce syndicat. L’adhésion au syndicat pourrait avoir de graves conséquences financières pour les citoyens de ces communes.

Nous refusons que la banlieue paie pour les erreurs de la Ville de Paris. Les habitants de la petite et de la grande couronne paient déjà un lourd tribut à cause des expérimentations hasardeuses de la capitale.

Dès lors, nous demandons :

  • la liquidation du SAVM avec la mise en place d’une structure de défaisance pour identifier et limiter les conséquences financières
  • à défaut, le retrait groupé de toutes les communes de banlieue membre du syndicat (article L5211-19 du Code général des Collectivités territoriales)
  • le lancement d’une procédure Vélib 3 au niveau régional pour offrir au vélo toute la place qu’il mérite (nouvelle offre, mise en place de routes cyclables reliant lieux d’habitation et pôles d’activités économiques, incitation financière,…)
  • une médiation nationale sur le dossier Autolib pour évaluer avec précision les conséquences financières de la rupture du contract et leur ventilation financière entre les différentes communes

Le SAVM est le plus grand scandale des finances locales depuis la faillite de Dexia. La dette d’Autolib va, sans aucun doute, dépasser les 200 millions d’euros. Le coût total de l’échec de Vélib 2 qui n’est pas encore chiffrable sera lui aussi colossal.

Alors que le RER est en lambeaux et que de nombreux projets d’investissement transports en banlieue sont ajournés, qui va payer les pots cassés ?

La Vignette du Respect appelle à un big-bang de la mobilité en Ile-de-France pour contrecarrer, dans les transports en commun et sur la route, l’asphyxie qui menace 12 millions de Franciliens.

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