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Qualité de l’air : rapport annuel Airparif

Le rapport annuel d’Airparif sur la qualité de l’air a été publié. Il montre une légère amélioration de la qualité de l’air en 2017 dans l’aire urbaine.

Pour consulter le rapport, cliquez ci-dessous :

201803 – Bilan 2017 Airparif

Nous regrettons cependant que, contrairement au rapport intermédiaire d’octobre 2017 portant sur la fermeture des voies sur berges, aucune carte permettant d’identifier les lieux où la pollution diminue et ceux où elle baisse ne soit disponible. On observait alors que de nombreux territoires à l’Est de Paris subissaient une hausse de la pollution atmosphérique.

La Vignette du Respect continue de croire qu’une autre politique routière fondée sur la solidarité territoriale, l’incitation aux technologies moins polluantes et aux pratiques de partage des véhicules pourrait donner de bien meilleurs résultats que l’éclatement actuel. La technologie évolue vers la voiture propre et la région parisienne doit saisir cette opportunité pour préserver la santé des Franciliens.

La multiplicité des acteurs, malheureusement, nuit à notre capacité collective à produire une stratégie cohérente en la matière comme le montre régulièrement l’égoïsme territorial de la Ville de Paris.

 

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Merci Grigny !

Ce soir, à l’occasion du Conseil municipal de la commune de Grigny et à l’initiative de Saïd Laatiriss, la motion « Sauvons nos RER » a été adoptée.

Grigny, ville populaire, desservie par le RER D depuis la branche du plateau, est frappée de plein fouet par la crise du RER et des transports de grande couronne.

Grigny doit aussi recevoir la ligne 12 du tramway qui devait entrer en service en 2020 mais qui a été reporté à 2022 (au mieux) à cause du sacrifice de la grande couronne au bénéfice d’autres projets.

Dans sa motion, Grigny insiste particulièrement sur la nécessité pour les opérateurs et les collectivités publiques de réaliser au plus vite le terrier de Bercy, aménagement indispensable pour absorber la hausse continue du nombre de voyageurs sur la ligne D du RER.

Merci à Saïd Laatiriss qui a répondu favorablement à la saisine de la Vignette du Respect et merci à ses collègues du conseil municipal de Grigny qui ont adopté à la quasi unanimité la motion « Sauvons nos RER ».

Said Laatiriss

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Soir de grève

Remi Lavenant.jpgLe regard de notre porte-parole, Rémi Lavenant

Jeudi 22 mars, 22h15… des centaines d’usagers se retrouvent sans aucune solution, dans les gares parisiennes.

Plus aucun train ne passe, et nul bus de substitution ne vient les remplacer. Des agents en gare peu informés des conditions de circulation, beaucoup de brouhaha et des inquiétudes dans tous les regards.

Comment vais-je rentrer chez moi, en grande couronne ? Comment vais-je payer l’hôtel à Paris si je me retrouve en situation de ne pouvoir regagner mon domicile ? Des travailleurs tardifs, des touristes et des jeunes joyeux venus profiter des plaisirs culturels de la capitale se regardent les uns les autres entre incompréhension et colère.

Ce jeudi 22 mars, les usagers, victimes quotidiennes des défaillances permanentes et d’une gestion souvent rocambolesque des transports, ont vu se substituer aux problèmes techniques, les grèves et les mouvements sociaux. Encore une fois, pour celles et ceux qui vivent loin de la grande ville, c’était un parcours du combattant pour pouvoir travailler. ils sont une nouvelle fois les victimes de la crise de la mobilité en Ile-de-France.

Alors même que de nombreux Franciliens travaillent en horaire décalée et bien souvent les plus précaires d’entre eux (agents d’entretien,…) et que beaucoup d’autres ont des rendez vous tardifs le soir, le service public, les transports en commun, n’étaient pas au rendez-vous.

Il n’est pas question de dénier à certains le droit de grève, mais il est venu le temps de dénoncer la gestion calamiteuse de l’événement. L’absence de bus de substitution est inadmissible et confronte des centaines d’usagers à devoir faire le choix d’une nuit d’hôtel loin des leurs à plus de 80 euros, sans pouvoir redire quoique ce soit de cette situation.

Nous dénonçons le manque d’investissement sur nos lignes, la faiblesse des choix politiques qui ont conduit à cet abandon, mais nous devons aussi dénoncer la gestion des services publics qui délaissent et oublient celles et ceux que ces derniers transportent et servent.

Rémi Lavenant

 

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Le poker menteur d’Anne Hidalgo

Pour ceux qui en doutaient encore, Anne Hidalgo a déclaré la guerre de Paris contre sa banlieue.

Augmentation de la pollution atmosphérique en banlieue, saturation des transports en commun, annulation de la fermeture des voies sur berge, échec de Vélib 2, gouffre financier d’Autolib, privatisation du stationnement de surface transformée en attrape-nigaud : Anne Hidalgo, la maire de Paris, enfermée dans le piège qu’elle a elle-même fabriqué, tente de se relancer en faisant une promesse que toutes celles et tous ceux qui connaissent la situation des transports savent parfaitement irréalisable.

Non, la gratuité des transports pour les Parisiens comme solution à la crise de la mobilité en Ile-de-France ne peut pas être la solution.

En grande difficulté sur les dossiers techniques, la maire de Paris et son adjoint Christophe Nadjovski tentent de se relancer en utilisant une technique que les joueurs de poker connaissent bien : quand on a beaucoup perdu, on peut tenter un dernier coup de bluff en faisant « tapis ».

Après avoir ainsi multiplié les échecs sur des chantiers d’importance moyenne, la Ville de Paris veut faire croire qu’elle peut réussir une grande chose avec une proposition très attractive sur le papier. Cette proposition intervient à un moment où chacun constate la saturation de nombreuses lignes de transports en commun et où le financement du Grand Paris Express (35 milliards d’euros) n’est pas encore assuré.

Surtout, l’annonce d’Anne Hidalgo est à double détente. Après avoir promis la gratuité des transports pour les Parisiens, elle promet un péage urbain aux banlieusards qui devraient donc payer pour financer la gratuité des transports en commun pour les Parisiens.

Cette politique isolationniste de la Ville de Paris méprise les 10 millions de Franciliens qui vivent au-delà du boulevard périphérique. Elle est un véritable danger pour l’aménagement du territoire, pour la justice sociale et pour la préservation de l’environnement !

La réalité que nous dénonçons est terrible :

–       4 millions d’usagers du RER et du réseau Transilien vivent l’hypersaturation d’un réseau abandonné au profit notamment des investissements transports dont a bénéficié Paris

–       des vagues de délocalisation frappent la grande couronne au profit de Paris et du tracé du Grand Paris Express, notamment dans les Hauts de Seine

Dans une région marquée par l’allongement continu des trajets domicile-travail, la proposition d’Anne Hidalgo menace d’aggraver encore la vie des Franciliens.

La maire de Paris vit dans le mythe de la Ville-monde vertueuse, écologique, hyperconnectée, cool sans se soucier de ce qui se passe au-delà de ses murs.

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Opération Noisiel

La Vignette du Respect était aujourd’hui à Noisiel pour une nouvelle opération terrain.

Noisiel est devenue la ville symbole des dysfonctionnements du RER suite à la décision de Nestlé de délocaliser son QG de Noisiel sur la ligne A du RER pour un nouveau site à Issy-les-Moulineaux. Depuis 1988, le siège français de Nestlé se trouve sur le site de la chocolaterie Menier.

Pour rappel, ce sont 2.500 salariés qui vont ainsi quitter la Grande Couronne pour la petite. Une autre manière de le dire : ce sont 2.500 emplois qui quittent le RER pour le Grand Paris Express.

Nous avons rencontré de nombreux habitants préoccupés par la situation et qui approuvent notre initiative « sauvons nos RER » pour reflécher des investissements vers la grande couronne, ses transports et ses équipements.

Des salariés nous ont fait part d’autres projets de délocalisations intra-franciliennes concernant leur entreprise mais nous ont demandé de ne pas les révéler car les annonces n’ont pas encore eu lieu. Les délocalisations en question bénéficieront, elles aussi, au département des Hauts-de-Seine.

Nous tenons à remercier Françoise Savreux qui, suite à une discussion sur notre pétition, a souhaité apporter son témoignage :