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Tourisme : l’Ile-de-France en forme, la grande couronne en panne

Les difficultés de la Grande couronne se retrouvent aussi dans les chiffres du tourisme publiés ce jour par l’INSEE.

Au global, la fréquentation progresse de 12,7% en 2017. Paris (+17,5%) et la Seine Saint-Denis (+17,4%) caracolent en tête. Mais du côté des départements de grande couronne, on est loin de ce dynamisme.

La Seine-et-Marne limite les dégâts (+5%) sans doute sauvée par le complexe hôtelier de Disneyland Paris tandis que le Val d’Oise (-1,8%), les Yvelines (-3,8%) et l’Essonne (-6,6%) régressent.

De nouveaux signaux inquiétants pour l’avenir de l’Ile-de-France qui confirment les dynamiques dangereuses dénoncées par la Vignette du respect…

Pour accéder à l’étude de l’INSEE, cliquez ci-dessous :

Etude INSEE tourisme 2017

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La semaine des embouteillages

Ce mercredi 23 novembre est le troisième jour de suite avec un pic à 375 kilomètres de bouchons…

Troisième jour de suite donc avec un pic de 100 kilomètres au-dessus de la moyenne.

C’est le résultat de deux phénomènes implacables :

  • la coupure de plus en plus forte entre bassins de vie et bassin d’emplois avec une concentration des emplois au coeur de la métropole et dans quelques pôles
  • la dégradation continue des réseaux de transports en commun

Il faut ajouter à cela des choix publics qui aggravent la saturation des routes (suppressions de voies, politique anti-voitures de Paris sans offre alternative, aménagements hasardeux comme en ce moment à Villeneuve-Saint-Georges).

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Rapport sur la fermeture des voies sur berges

La fermeture des voies sur berges, décidée de manière autoritaire par la Ville de Paris, est une calamité. Vous le saviez ? Maintenant, c’est confirmé !

Les conséquences de la fermeture des voies sur berges ont été mesurées scientifiquement dans un rapport qui rassemble les contributions de la branche francilienne de l’association France Nature Environnement, d’Airparif, de Bruitparif, d’Ile-de-France Mobilités (ex STIF), la RATP, l’Observatoire régional de santé et l’Institut d’aménagement et d’urbanisme.

Le rapport est téléchargeable ci-dessous :

201711 – comité régional évaluation piétonnisation pompidou

Il conforte les conclusions des récents rapports publiés par Airparit et Bruitparif.

Que montre-t-il ?

La fermeture a des effets négatifs sur de nombreux points :

  • d’importants reports de circulation au-delà du coeur de la capitale
  • une congestion des quais hauts avec des effets sur le bruit
  • un déplacement de la pollution lié à l’augmentation des embouteillages
  • une augmentation des temps de parcours des bus sur les axes parallèles aux voies sur berges
  • l’augmentation des temps de parcours pour les services d’urgence

Elle a été neutre sur d’autres :

  • sur le volume de trafic (ni hausse, ni baisse)

Le professeur Pierre Carli qui a présidé les travaux de la commission conclut poliment sa synthèse :

« Ils conduisent le Comité à recommander aux décideurs, pour les projets de cette importance, de caractériser avec précision la situation de départ, par des mesures et par une connaissance fine des usages et des usagers, ce qui pourrait éclairer les études d’impact et la mise en oeuvre en permettant un suivi coordonné et partagé par tous. »

La Vignette du Respect demande le rétablissement de la circulation sur les voies sur berges et notamment dans les tunnels qui n’ont pas d’effet négatif sur la pollution atmosphérique. Nous préconisons l’établissement de mesures incitatives comme la mise en place d’une voie partagée par les véhicules transportant plus de deux personnes et les véhicules les moins polluants. Aidons les Franciliens à changer leurs habitudes au lieu de les punir !

Nous demandons surtout :

  • un grand plan RER pour remettre en état de marche le réseau Transilien
  • une nouvelle stratégie économique pour endiguer le phénomène de concentration des emplois au coeur de la métropole

 

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Réunion publique jeudi 23 novembre

Notre association a répondu à l’invitation de Jean-Philippe Dugault et participera à la réunion publique du jeudi 23 novembre 2017 à l’espace Carnot de Corbeil-Essonnes (75 avenue Carnot).

Les intervenants seront les suivants :
– Jacques Vandeputte « Collectif des habitants et associations du Val de Seine »

– Antoine Pavamani « La vignette du respect »

– Pierre Michel « Corbeil-Essonnes Nature Environnement »

 

Notre association évoquera son combat contre les régressions dont sont victimes les usagers du RER et la question de l’aménagement de l’Ile-de-France.

Pour s’inscrire à cet évènement sur Facebook :

https://www.facebook.com/events/515023538863212/

 

Nos analyses

Délocalisations en Ile-de-France

Notre région marche sur la tête (suite) :

Nestlé France a annoncé hier lors d’un comité de groupe la fin de son site historique de Noisiel (27 kilomètres de Paris) sur lequel il est implanté depuis 1988. Il s’implantera sur un nouveau site à Issy-les-Moulineaux (aux portes de Paris).

2.500 salariés supplémentaires vont ainsi quitter la grande couronne en 2020.

Bien sûr, les embouteillages et les dysfonctionnements du RER A n’ont rien à voir avec cette décision…

Nos analyses

Les assises de la mobilité

Notre association prend toute sa part dans les assises de la mobilité lancées par le gouvernement et qui se déclinent dans tous les territoires.

Nous remettrons ainsi au mois de décembre notre contribution pour alimenter le projet de loi que le gouvernement présentera au premier semestre 2018.

Les assises sont une excellente initiative car elles remettent dans le débat public de notre pays la question des transports. Cette question, comme de nombreuses autres, concernant la vie quotidienne des Français, a été éludée pendant trop longtemps.

Si nous avons régressé, c’est aussi parce que quelques-uns se sont emparés d’un sujet pour développer une vision et un agenda très éloignés des besoins et des réalités.

Nos concitoyens qui vivent la dégradation des conditions de mobilité sur la route comme dans les transports en commun en savent quelque chose.

Nous encourageons tous nos membres et tous nos sympathisants à participer eux aussi aux assises de la mobilité depuis le site :

https://www.assisesdelamobilite.gouv.fr/

 

 

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La pollution diminue-t-elle ?

Le grand argument de la Ville de Paris pour justifier sa politique de réduction de la place de l’automobile dans la capitale est de combattre la pollution.

Qu’en est-il ? Le dernier rapport de l’association Airparif montre que l’effet attendu n’est pas atteint. La pollution diminue aux endroits où la circulation a été coupée (la pluie ne tombe plus également là où des préaux ont été installés).

Mais et c’est bien là que la méthode non concertée et répondant à une seule logique parisienne pose problème, elle se reporte ailleurs dans la capitale et très fortement vers la banlieue.

Consultez le rapport Airparif en cliquant ci-dessous :

Rapport Airparif

Il est normal de vouloir lutter contre la pollution atmosphérique mais cela doit être fait avec pragmatisme. Il faut donc lutter également contre la pollution atmosphérique dans le métro et les quais souterrains de transports en commun où la pollution atmosphérique peut être jusqu’à 16 fois supérieure :

Reportage France 3 sur le sujet

La Vignette du respect veut lutter contre la pollution mais porte d’autres propositions que la réduction autoritaire des voies de circulation.

 

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Quel avenir pour les RER ?

Pour lutter contre le changement climatique, les citoyens sont encouragés à utiliser les transports en commun.

Entre la parole et les actes, il y a cependant un grand écart que nous dénonçons.

La situation des RER c’est-à-dire du réseau Transilien en est la meilleure illustration. Le réseau Transilien représente 40% du trafic voyageur généré quotidiennement par la SNCF.

Ses infrastructures sont tellement vétustes que début 2015, la vitesse de circulation des RER était réduite sur 213 des 1300 kilomètres de réseau…

Malgré tout, le trafic continue de progresser sur les lignes Transilien de 3% par an.

Pour se convaincre de la gravité de la situation, il suffit malheureusement de lire les rapports de la Cour des Comptes sur le sujet. Publiés en 2010 et 2016, ils dressent un tableau accablant.

Publions quelques passages du rapport de 2016 :

« Selon les services chargés de l’entretien du Transilien, l’état général des infrastructures va continuer à se dégrader jusqu’en 2020 et ce n’est qu’en 2025 qu’on retrouvera le niveau d’aujourd’hui, lequel est loin d’être optimal. Un tel constat est évidemment inquiétant, car, outre les risques qu’il comporte pour la sécurité, il signifie que les incidents techniques liés à la vétusté des installations ne connaîtront pas une diminution significative avant au moins dix ans. »

« La priorité absolue doit être donnée à l’amélioration du réseau existant, dans la mesure où la performance de l’infrastructure et de certains matériels r oulants n’est plus en adéquation avec l’importance du trafic constatée sur le réseau Transilien. »

Aujourd’hui, des milliards d’euros sont mobilisés pour créer de nouvelles infrastructures attendues pour les Jeux Olympiques de 2024 mais le plan d’urgence qui permettrait de remettre à niveau le RER, lui, n’existe toujours pas.